Les cafés littéraires #3- La Closerie des Lilas

 

Paris a depuis bien longtemps une réputation littéraire fleurie, riche de la renommée de la Rive Gauche et de ses quartiers célèbres tels que Saint Germain-des-Près et Montparnasse. Avec cette chronique, nous vous emmenons du côté de ces cafés qui ont accueillis les plus grands écrivains de notre langue.Pour ce dernier volet sur les cafés littéraires, nous vous présentons aujourd'hui La Closerie des Lilas.

Ce café, à l'instar de La Rotonde, a participé à forger la renommée artistique de Montparnasse dès le début du XXème siècle. Il fut animé d'écrivains et d'artistes, dont les "Intransigeants" qui s'y installèrent les premiers au XIXème siècle avant de se faire connaître sous le nom d'Impressionnistes.


Quelques décennies plus tard, les poètes Paul Verlaine, Guillaume Apollinaire et Alfred Jarry établissent leurs quartiers dans ce café pour échanger et débattre lors des "Mardis de la Closerie". Installé sur sa banquette en sirotant sa boisson favorite, un mélange d'absinthe et de vinaigre, Alfred Jarry, auteur d'Ubu Roi, y était connu pour une technique de séduction bien particulière. Il tirait à blanc avec son revolver dans la direction d'un miroir avant de se retourner vers la demoiselle de son cœur : « Madame, maintenant que la glace est rompue, nous pouvons parler ». 


Le dramaturge Paul Fort y jouait régulièrement aux échecs avec ce qui sera par le futur, l'un des plus grands révolutionnaires du XXème siècle, Lénine. Fuyant la prohibition américaine, les écrivains Ernest Hemingway, Scott Fitzgerald ainsi que Henry Miller s’y sont également établis, et ce fut par ailleurs à cette terrasse que Fitzgerald aurait fait lire le premier manuscrit de Gatsby le Magnifique à Hemingway.

Paul Fort à la Closerie des Lilas

Paul Fort à la Closerie des Lilas

Nous vous emmènerons bientôt sur les traces des Impressionnistes, au fil d'une nouvelle chronique, et les couleurs succéderont aux belles lettres.

Carrément votre, 

Petitjean paris Léa Petitjean fondatrice